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27/03/2008

"Jeunes : moins de tabac mais plus de drogues"

"Selon une étude de l'Institut de veille sanitaire, la consommation de tabac et d'alcool a baissé chez les adolescents et les jeunes adultes, mais 12% d'entre eux ont consommé des produits illicites.
Est-ce l'effet des campagnes anti-tabac, ou encore l'augmentation du prix de la cigarette ?
"
http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/25/01001-200803...

Rappelons d'abord que "drogue" veut dire en grec ancien "médicament" ; le tabac qui contient de la nicotine est par excellence une drogue (en plus) redoutable parce qu'elle produit un effet agréable au cerveau (par la production de dopamine).

On nous apprend aussi que la "consommation d'alcool" a été "divisée par deux" ; on commet alors la même erreur que pour le tabac : l'alcool est rarement considéré comme une drogue. Pourtant, l'alcool est une véritable drogue parce que son principal ingrédient, l'éthanol, agit comme un dépresseur sur le cerveau !

On devrait donc appeler un "chat", un "chat" et mettre dans le même tiroir étiqueté "drogues", non seulement les drogues déclarées telles mais aussi le tabac comme l'alcool !

Seconde erreur : ici encore, par faute de ne prendre en compte que la matérialité des faits, comme c'est "monnaie courante" en science médicale conventionnelle, on les sépare du psychisme et, dogmatiquement, on prend (encore) un effet pour une cause !

Tous les jeunes, qui s'essayent aux diverses formes de drogues, n'en deviennent pour autant pas dépendants ! Il y a donc quelque chose en plus que les scientifiques matérialistes et rationalistes n'ont jamais pu trouver, et pour cause, dans les constituants matériels des drogues : les facteurs psychiques ! Quant une personne vit un conflit qu'elle n'arrive pas à résoudre et lorsque la souffrance de le vivre devient insupportable, elle cherche une solution immédiate, à portée de la main et, comme quant on souffre d'une douleur, on cherchera à calmer les symptômes pour l'annuler le plus vite possible, en recourant, la plupart du temps, à un médicament (drogue en grec ancien).

Le tabac, l'alcool et toutes les autres drogues (le café à forte dose en est une autre !) viennent donc apaiser une souffrance et apporter cet effet particulier qui annule les ressentis indésirables, en fonction donc du type de conflit vécu ; on parle alors de "code" et le recours à la drogue finit par obéir à un principe comparable à celui du réflexe conditionné (Pavlov : http://www.retrouversonnord.be/parcoursbaudouin.htm#annee).

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Pas étonnant alors que si l'environnement social supprime ou décourage assez fortement l'utilisation d'une drogue déterminée, il conduit tout naturellement ceux qui s'y adonnent à utiliser (pour la remplacer) une autre drogue dans le but de rechercher un apaisement (vital) analogue à la douleur devenue insupportable. C'est ainsi qu'à force de répression par rapport à l'alcool au volant, on décourage certes de conduire sous son état mais on encourage bien involontairement alors la prise d'anxiolytiques puissants et autres drogues qui, pourtant, s'avèrent la plupart du temps bien plus dangereux que l'alcool !

Lorsqu'on prend en compte les facteurs psychiques sous-jacents à la prise de drogues, on n'est alors pas surpris par le fait que des dépendants à certaine drogue (devenue trop difficile à acquérir ou trop réprimées) se rabattent automatiquement sur une autre drogue : ce qui prime, en effet, est l'effet de soulagement obtenu ; la citation proverbiale qui suit a alors toujours court :
"Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse (type de drogue ici) ? Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse (la compulsion à y recourir par nécessité psychique) ?" Alfred de Musset.

En savoir plus sur les dépendances et les facteurs psychologiques qui en sont, en fait, les vraies causes des assuétudes : http://www.retrouversonnord.be/dependances.htm

Baudouin Labrique

18:50 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0)

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