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28/03/2008

"Plus de 20 000 centenaires vivent aujourd'hui en France"

Dans un article du Figaro paru le 27 mars 2008, on peut en effet lire : "L'impact décisif reste celui de la médecine(…) Cet accompagnement, allié au progrès de la médecine, ouvre des perspectives de longévité inédites. Les records de longévité ne seraient donc pas l'apanage de celle que l'on nomme parfois «la génération bio», née et grandie à la campagne au début du XXe siècle, mais ayant bénéficié de soins pointus dans sa vieillesse. (…) Nous n'avons aucune preuve qu'une meilleure alimentation modifie le déroulé de la vie, assure France Meslé."

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/28/01001-20080328ARTFIG00014-plus-de-centenaires-vivent-aujourd-hui-en-france.php

Que d'affirmations dogmatiques condensées dans un article qui veut nous faire croire ex cathedra qu'en matière de longévité (et la prise en charge incluse de la santé), "l'impact le plus décisif reste celui de la médecine" !

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C'est vrai puisque c'est dans le journal !

Selon cette fois des études dignes de foi diffusées dans ce livre (°), le Pr R. Cannenpasse-Riffard fait état d'études complémentaires par rapport à l'incidence de la médecine sur la santé et arrive à la conclusion suivante : "les interventions biomédicales, bien qu'extrêmement utiles  dans les cas d'urgence individuelle, ont peu d'effets sur la santé publique en général.  Des études révèlent, d'autre part, que nui le soins médicaux que 'consomme une population', ni la densité des médecins dans la population, ni les moyens cliniques dont elle dispose, ni le nombre de lits d'hôpitaux, ne sont liés de façon significative à un allègement du poids de la morbidité ou à une prolongation de l'espérance de vie. La santé des individus est avant tout déterminée par leur condition de logement et de travail, leur nourriture, leur comportement et le nature de leur environnement.". 
 

On pointera donc la désinformation manifeste de France Meslé au travers de ce qui est rapporté dans l'article cité du Figaro : "Nous n'avons aucune preuve qu'une meilleure alimentation modifie le déroulé de la vie."

J'ajoute qu'on doit évidement inclure dans les notions de comportement et d'environnement (étroitement liés), l'incidence du psychisme particulier à chacun dans ce qu'il va immanquablement déterminer la manière dont il somatisera, conformément à ce que la psychobiologie moderne (en phase avec la Physique Quantique) a démontré à profusion (cf. www.psychobiologie.eu).

Dans ce livre (°), on apprend encore que "les prouesses technologiques de la médecine scientifique tendent aussi à implanter dans l'esprit des gens la conviction que le déclin important des maladies infectieuses et le mieux-être de la population sont dus aux progrès de la science médicale. Cette croyance partagée par la majorité des médecins est cependant erronée."

Parmi les preuves données : "les études de l'histoire du comportement réalisée par Thomas Mc Keown, une personnalité qui fait autorité dans le domaine de la santé publique et de la médecine sociale, montrent de manière convaincante que la contribution  de l'intervention médicale au déclin des maladies infectieuses est beaucoup moins importante qu'il n'y paraît à première vue".

C''est ainsi que les études de Thomas Mc Keown ont "largement fait ressortir que parmi tous les facteurs qui firent régresser la mortalité des maladies infectieuses, l'impact de l'acte médical vient au troisième rang." Th. Mc Keown fait en effet observer que "les principales maladies infectieuses étaient déjà en régression bien avant l'utilisation des vaccins et l'apparition des premiers antibiotiques".

(°) "Biologie, Médecine et Physique Quantique", Pr. R. Cannennpasse-Riffard (Ed. Marco Pietteur - 2002).

Baudouin Labrique

 

15:55 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0)

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